La naissance du cinéma français

Il est intéressant de savoir que les frères Lumière, les inventeurs du cinématographe (en 1895), sont des Français. Ce sont eux qui ont découvert l’art du cinéma ou l’image animée. Le sous-sol du Grand Café, boulevard des Capucines à Paris a accueilli la première projection cinématographique publique payante organisée par les frères Lumière le 28 décembre 1895. Celle-ci a permis aux spectateurs français de regarder dix films muets d’environ une minute chacun. Le film intitulé « Sortie des usines » raconte le quotidien des ouvriers et des salariés de l’usine de fabrication de matériel de photo des frères Lumière. Une chose est sûre, le public a adoré le spectacle. L’industrie du cinéma français s’est fait un nom à la fin du XIX siècle et au début des années 1900 grâce à l’invention des frères Lumière. Georges Méliès, l’un des meilleurs créateurs du spectacle cinématographique a décidé de fonder le premier studio français afin de tourner entre six cents et huit cents films. En 1902, « Le Voyage dans la Lune » réalisé par Georges Méliès a fait un carton.

En 1905, Charles Pathé lança l’industrialisation du cinéma français à l’échelle mondiale avec la production de plus de 350 films français. Max Linder (en 1905) et Louis Feuillade (en 1914) ont également joué un rôle important dans la production, l’exploitation, la distribution et l’exploitation des films tricolores avant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Quoi qu’il en soit, Charles Pathé a décidé de quitter la France pour aller aux États-Unis après le 1er conflit mondial. C’est pourquoi le cinéma hollywoodien a connu un succès fou après cette époque.

Le cinéma français avant et après la Seconde Guerre mondiale

Le cinéma parlant a fait ses premiers pas le 27 octobre 1927 à New York avec la projection du premier film parlant de l’histoire du cinéma intitulé « The jazz Singer » réalisé par Allan Crossland. Malgré la crise économique de 1932 qui a eu un impact négatif sur le développement de la cinématographie française, les réalisateurs devaient travailler avec des ingénieurs du son, scénaristes, dialoguistes et musiciens pour tourner des films parlants. En 1938, environ 1938 salles, dont 300 à Paris sont équipées pour le parlant. À partir de cette nouvelle ère, les dialoguistes commençaient à jouer un rôle clé dans le tournage des films tricolores et Jacques Prévert fut plus connu d’entre eux.

C’est seulement à partir du 26 octobre 1940 que le C.O.I.C (Comité d’Organisation des industries du cinéma) a été instauré par la loi. Depuis ce temps-là, commerce et l’industrie des films français est encadrée par le pouvoir politique. Quoi qu’il en soit, la Seconde Guerre mondiale a détruit l’industrie de la cinématographie française. C’est pourquoi le C.N.C (centre national de la cinématographie) a été instauré le 26 octobre 1945, un établissement public qui bénéficie d’une autonomie financière encadrant le cinéma sur le plan législatif et règlementaire sous l’autorité d’un ministre. Dans les années 1960 et 1970, le cinéma français a retrouvé sa popularité notamment après la démocratisation de la télévision. Dans les années 1980, les chaînes privées se répandent en France (Canal +, T.F.I) visant à attirer l’attention des cinéphiles français.